Voici un nouveau blogue, celui-ci vous permettra de découvrir tout en suivant mes aventures un coin reculé de notre pays, le Territoire du Nunavut et particulièrement sa capitale: Iqaluit.

dimanche 9 septembre 2012

Le ravitaillement à Iqaluit


Seul moyen pour les humains tout comme pour la marchandise de faire son entrée sur la terre de Baffin est via l’air ou la mer.

Le service aérien cargo, bien que d’hebdomadaire, est généralement pour les produits périssable des commerçants (fruits, légumes, viandes, produits laitier, etc.). Les particuliers utilises également ce service, mais généralement pour faire monter un élément particulier qui a une certaine urgence (nouvelle toilette, pièce de voiture, etc.), car les frais de transport sont considérable.

Dans les heures qui suivent l’arrivée du premier brise-glace de Pêche et Océan Canada, fera son entrée dans la Baie de Frobisher le pétrolier. Il se relira aux tuyaux qui vont remplir les énormes réservoirs de pétrole qui se trouve de l’autre côté de la baie.  

Puis les semaines suivantes, tour à tour des bateaux de ravitaillement feront leur entrée dans la baie.

La Baie de Frobisher n’est pas très profonde et la ville ne possède pas de port. Se sont donc des barges qui dans une valse d’allers et de retours entre les bateaux et la plage de débarquement, à un temps précis entre la marée haute et la marée base qui feront le transport des conteneurs et crêtes.  Des immenses camions iront à la rencontre des barges directement dans la baie, puis dans un concert de bip, bip, bip, conduiront les produits dans un entrepôt de fortune sur la plage.











Le tout est classé par adresse, puis chargé sur un camion plateforme. Le camion accompagné d’un  tracteur muni de dents pour tranporter des palettes ira livrer les containeurs et crêtes directement devant les commerces et les résidences des Iqalummiut.

Vous vous demandez ce que l’on retrouve dans ces boites en bois! Je vous dirais un peu de tout…. Du mobilier, des conserves et autres produits non-périssables, des couches pour enfants, nourriture a chien/chat, papier de toilette, essuietout… vin/bière (il faut avoir un permit auprès de la ville!), des jouets pour enfants, moto, vélo, ski doo, 4 roues et voiture sont également des éléments commandé par les résidents.  

Quand une famille reçoit sa commande de ‘’sealift’’ comme nous disons ici, c’est pratiquement noël! Il y a forcément un truc pour chaque membre de la famille. C’est ainsi qu’à ce tant ci de l’année, le paysage urbain est parsemé de boite en bois et de container en métal devant les maisons et les commerces. C’est également le temps pour les familles qui possède des foyer de faire du troc ou d’offrir son aide à décharger le contenu des boites des voisins pour ensuite hériter des boites en bois pour chauffer la maison durant l’hiver (il n’y a pas d’arbre au Nunavut!).

Cette année avec la présence de la glace bleue dans la baie les horaires des bateaux de ravitaillement et surtout ceux des déchargements ont été extrêmement bousculé! Certain, qui ont fait leur commende tardivement (auprès de compagnie spécialisé à Montréal), ce demande si leurs cargaisons sera livré avant que la baie gèle à nouveau!

Le dernier bateau qui sera son entrée dans la baie avant l'hiver sera un pétrolier. Le fait que le pétrole soit ainsi acheminé à Iqaluit, le prix est fixé selon le prix d’achat en mai. Le prix restera le même pour toute l’année durant, du moins jusqu’à la prochaine livraison en juillet 2013. Pour le moment il se trouve que le carburant est  à 1.16$/L. 

lundi 3 septembre 2012

Road to no where!

Voilà déjà un mois que Spot et moi avons notre chez nous. Tous les deux sommes bien heureux et je n’ai aucun regret d’avoir fait ce saut. L’appartement avec son toit cathédral et sa grande fenêtre  permet aux rayons de soleil de rentrer sans difficulté et du coup nous offre une grande clarté naturelle.

Je dois admettre que je suis fière de ce que j’ai accompli : meubler l’ensemble d’un appartement via les ventes de garages et les petites annonces pour un peu moins de 1500$ et ce à Iqaluit! Bien que le tout soit dû seconde main, je trouve que mon chez moi est à mon image ou du moins reflète mon état d’esprit depuis que je suis ici… simplicité! 

Le secteur de Road to where ou j’habite est magnifique. La toundra se trouve à moins de quelques mètres de la porte tous comme les ruisseaux, les rivières, les lacs, les montagnes et la vue sur la baie et l'ensemble de la ville. Le paysage qu’offre une balade ou une descente vers le centre-ville et donc vers la plage est magnifique, il en est impossible de sans lasser.

Cette semaine je vous propose un petit tour de mon appartement ainsi qu'un montage photos de notre cours et quartier la Road to no where.


L’automne fait tranquillement son entrée, la toundra change lentement vers le jaune, l'orangé cuivré et le rouge... c'est de toute beauté, voici quelques clichés captés lors de nos balades des dernières semaine et ce à quelques pas de la maison.


Pour ceux et celles qui reçoivent les mises à jour directement dans votre boite courriel, vous devez vous rendre sur le site même du blogue Le grand nord nunavoix pour voir la vidéo et le montage photo. 


dimanche 26 août 2012

Mes mois de juillet et août en images


Au même rythme que le mois de juillet progressait, la ville se faisait de plus en plus tranquille, voir qu’elle prenait des allures de ville fantôme. Ces deux derniers mois j’avais la responsabilité (en plus de meubler mon appartement) de m’occuper de 3 maisons et de 5 chiens. Très peu de gens passent le temps des vacances à Iqaluit, la grande majorité retourne dans le Sud du pays pour visiter la famille et les amis. Afin de s’assurer de partir la tête tranquille on demande généralement à une personne de venir vivre à la maison durant son absence ou du moins de passer tous les jours questions de s’assurer que les plantes ne meurent pas mais surtout que la maison ne soit pas la cible de vandalisme, de grabuge ou de vol. Hé oui malheureusement, ceci fait partie de la réalité de cette ville! Et si nous avons des chiens en plus, bien d’avoir une personne pour les nourrir, les balader etc.

C’est ainsi que durant pratiquement 1.5 mois je me suis trouvé à faire 1 à 2 fois par jour les allers et retours entre Apex et Iqaluit.  Une chance que j’avais une voiture à ma disposition et que les 2 maisons de Apex sont des voisins, je pouvais simplement marcher de une à l’autre.  Les soirées ou la météo et la marée le permettait Spot, Attilu et moi fessions le trajet à pied via la baie. Une belle grande balade de plus de 120 mins.  

Nos nombreux passage à Apex m’ont fait découvrir de nouveaux sentiers de randonnée, un parc et de magnifiques paysages. Je partage avec vous quelques un de mes cliqués, y compris la binette des  chiens que je m’occupais durant cette période.  Pour vous donner un aperçu de la météo, j’ai pris soin de placé les photos en ordre chronologique… Vous constaterez qu’avant l’épisode des glaces blues nous avions de belles températures, puis l’arrivé des glaces (sujet du dernier blogue), un semblant de retour de beau temps, puis un second épisode de glace…. Ceci confirme que notre été est terminé depuis déjà quelques semaines, alors que manteau, mitaines et foulard sont à nouveau sortie du placard! 


**Pour ceux et celles qui reçoivent les mises à jour directement dans votre boite courriel, vous devez vous rendre sur le site même du blogue Le Grand Nord Nunavoix pour voir le montage photo. 

samedi 4 août 2012

Glace bleue dans la baie!!


Mardi matin le 31 juillet nous avons eu une surprise des plus inattendu! À notre réveille, la baie qui était sans bloc de glace depuis quelques semaines (photo à l'appuie), étaient à nouveau remplie de glacier et ceux-ci beaucoup plus gros que ceux de fonte normal de la baie.

C’est avec beaucoup de curiosité que les gens étaient sur la plage! Les ainés, qui n’hésitait pas à nous arrêter, racontaient que cela fait plus de 40 voire même 60 ans qu’il n’y avait pas eu de la glace bleue (glaciers) dans la baie à cette date, mais surtout de cette grosseur.

Depuis un peu moins d’une semaine au loin, une ligne blanche était visible, mais personne n’aurait imaginé qu’elle aurait franchi le cap de la baie.

Selon certain cette glace bleue nous est arrivé par les vents du nord, alors que d’autres affirme que les changements climatiques affectent grandement les courants marins. Qui dit vrai, je ne sais pas, peut-être une combinaison des deux! Dans tous les cas, nous voilà avec ces mastodômes flottant… jolie pour les yeux, un peu frisquet pour le corps (la température a drastiquement chuté depuis mardi, nous voilà à nouveau dans les 5 degrés en journée et – 5 degrés la nuit) mais très problématique pour les pêcheurs et que dire des navires de ravitaillements.

Pour les premier ils étaient surtout inquiet, car prit par surprise, comme nous tous, les bateaux étaient pris entre les glaces et à tout moment un morceau de glace aurait pu se décrocher des glaciers coulant leurs embarcations au passage. Maintenant la majorité ont navigué jusqu’à la plage et sont à cale sache jusqu’à nouvel ordre! Alors que les navires de ravitaillements n’ont d’autre choix que d’attendre. Un est actuellement dans la baie et il est impossible de faire acheminer ses containers de marchandise jusqu’à la plage de débarquement (un poste prochain sur le sujet, promis). D’ailleurs la semaine dernière, un bateau cargo à gravement été endommagé par les glaces alors qu’il naviguait vers Iqaluit. Il est arrivé à bon port avec un trou de la grosseur d’une voiture à l’avant de la cale! Il semblerait que plusieurs bateaux sont en attente à quelques kilomètres de l’entrée de la baie. 

Depuis l'arrivé de la glace bleue Spot, Atilu et moi avons fait plusieurs balades afin de voir ce paysage inhabituel sur plusieurs angles. Force est d’admettre que c’est très impressionnant! Le bruit de la glace qui se fractionne, wao!  On dirait des coups de tonnerre et l’écho dans la baie, génial! Le bruit est tellement sourd et puissant que nous pouvons l'attendre jusque dans la maison.

Mercredi midi, un ours polaire à été abattue sur la plage. Il s’approchait dangereusement des poubelles de l’épicerie et samedi matin un second à été aperçu sur les berges d’Apex. Tout cela est très inhabituel les ours suivent les glaces, les glaces sont entrées dans la baie, ils sont donc également venu nous rendre visite! 

Petit vidéo de différents clichés captés dans les derniers jours. Arrivez vous à identifier Spot au pied des icebergs? Il est très petit!!

Finalement, cette glace a également donner des maux de têtes aux organisateurs du programme ‘’Students on ice’’. Programme qui offre à des jeunes, profs et scientifiques des expéditions dans l’arctique et l’antarctique.  Celle d'une durée d’une dizaine de jours débutait à Iqaluit pour prendre fin au Groenland, les conditions de glace au fait en sorte qu’ils sont partie avec 4 journées de retard. En effet, un brise-glace de la garde côtière canadienne à du s’impliquer dans le processus d’embarquement des gens. Leur bateau ne voulant pas se risquer dans la baie, des barges et des zodiaques de la garde côtière canadienne ont fait les allers-retours entre le quai et leur bateau, pour ensuite conduire les participants à leur bateau d’expédition. Cette manœuvre, encore une fois très inhabituel à conduit beaucoup de curieux sur la plage, car en effet, il est très rare de voir des bateaux s'aventurer autant dans la baie.  


Cette glace bleue à su apporter un lot d’action à Iqaluit cette semaine! De plus, autre une température plus fraîche, une odeur arctique règne dans la ville. Jusqu’à présent je n’avais pas senti cette odeur de froid salé...

**Pour ceux et celles qui reçoivent les mises à jour dans vos boites courriel, vous devez vous rendre sur le site même du blogue Le Grand Nord Nunavoix pour voir les montages photos. 

lundi 16 juillet 2012

Le temps d’une journée…. Ce fut l’été!


Depuis quelques semaines l’été essai de faire son entrée à Iqaluit! Je dis bien essai, car autant une journée il fait ‘’beau’’ avec un 8 -10 degrés au thermomètre, autant le lendemain nous pouvons nous retrouver avec 2 degrés, de la pluie, un ciel gris (pour ne pas dire perdu dans les nuages) et une nuit sous zéro!

Mais, mais, mais samedi dernier nous avons certainement eu LA plus magnifique des journées d’été qui soient depuis…. Le début de l’été!

Un ciel bleu, le soleil qui brille, un jolie 15 degrés au thermomètre, une vraie journée d’été selon les standards d’Iqaluit. Comme cette météo était annoncée depuis la veille, il est bien évident que je comptais pleinement en profiter.

Dès 9h30 Spot et moi étions sur le Apex trail, certes nous faisons ce sentier pratiquement tous les jours (généralement nous arrêtons à mi-chemin pour revenir sur nos pas), mais en cette magnifique journée avec le soleil au rdv, la marée base et un ciel bleu je voulais la faire au complet (environ 2h30 de marche aller-retour). Le fait de se rendre plus loin que d’habitude nous a également permis de découvrir qu’il y avait 3 bateaux qui se cachaient derrière Long Island dans la baie de Frobisher.  Il y a effectivement de l’action en ville, depuis maintenant 2 semaines, les bateaux maritimes peuvent faire leur entrée dans la baie. À ce jour, 4 bateaux de ravitaillement, 1 pétrolier et 1 brise-glace sont venu nous rendent visite, mais je développerais ce sujet dans un prochain post!.

Voici quelques clichés-vidéo de cette balade matinale sur le Apex trail :


Constatant que la journée se poursuivait toute en beauté, Danielle, Atilu, Spot et moi sommes donc allés en randonné au Parc territorial de Sylvia Grinnell. Il y a certainement des avantages à savoir qu’il ne fera jamais nuit… même à 2 heures de l’après-midi nous pouvons se lancer dans un balade de plus de 5 heures sans craindre la noirceur.

Le parc Sylvia Grinell se trouve à moins de 1.5KM de la ville d’Iqaluit et est reconnu pour sa rivière et ces chutes qui débordent d’omble arctique (sorte de poisson). Les pêcheurs y sont nombreux, ainsi que les familles qui établissent leurs campements pour l’ensemble de l’été. Retour aux sources pour certain, profiter du grand air pour les autres.

Petit montage vidéo des photos prises lors de notre randonné!

Bref, ce fut une très agréable journée de randonné dans la toundra ou les paysages étaient magnifiques, les fleurs tout en couleur et les moustiques, tous aussi chaleureux les uns que les autres!  Ha oui! Je vous assure qu’Iqaluit devrait prendre le nom de Moustique City durant l’été… Impossible de mettre le nez dehors sans  en manger 2-3, faire des petites steppettes de danse car un c’est invité dans ton pantalon, en même temps de jouer au volleyball imaginaire et de sentir la fragrance d’été que tous avons opté en cette période de l’année!  Je suis sérieuse, il est absolument im-po-ssi-ble de sortir dehors sans se badigeonner de citronnelle.  Preuve à l’appui Spot a également sa citronnelle, au début il ne trippait vraiment pas quand je lui en mettais… croyez moi, maintenant il ne fait plus aucun chichi!

Maintenant que nous avons finalement gouté à l’été, souhaitons seulement que dame nature nous réserve encore quelques journées comme celle-ci avant de nous plonger dans le froid, la neige, et la noirceur!!

Pour ceux et celles qui reçoivent les mises à jour dans vos boites de courriel, vous devez aller sur le site pour voir les montages photos:  http://legrandnordnunavoix.blogspot.ca/

mercredi 4 juillet 2012

Chronique culturelle

Après un mois de voyage au quatre coins du pays, le retour à Iqaluit fut tout en musique.

Tout d’abord il y a eu la fameuse fête de la St-Jean… Bon on m’a dit que c’était LE party de l’année… mais cette année cette fête, du moins dans mon livre à moi, ne passera surement pas à l’histoire.

Première partie de spectacle avec des francophones de la communauté qui ont préparé un medley de chansons de la belle province, le son était tellement mauvais qu'il était impossible de savoir s'ils chantaient en français, en anglais voire même en Inuktitut! Sans est suivi du groupe invité: une famille de violoneux du Manitoba, orné de ceinture fléché, ne parlent pas français et qui se sont jamais adressé au public!

C'était un peu plate, l’alcool c’est mise à couler à flot, les gens étaient, un peu… beaucoup pompette… Bref, sur le coup de 23hrs j’avais mon quota de tout cela et je suis rentrée. Sur la route vers la maison, j’ai croisé Christian et Danielle qui avec des voisins s’était improvisé un feu de camp. J’ai ainsi regardé la fin du coucher de soleil sur la baie en compagnie des voisins, de guimauves et de pop-corn. C’était franchement plus sympa comme soirée.

Puis en ce long weekend de la fête du Canada, c’était également le Festival Alianait auquel depuis mon arrivée je m’implique et participe de différente façon en y faisant du bénévolat.

Super programmation, il y a avait certainement pour tous les goûts et tous les âges. Mais, pour cette fois-ci, je vais me contenter de vous présenter mes trois coups de cœur.

En troisième position le groupe Kobo Town, fondée par une auteur-compositeur canadien d'origine Trindadienne; Kobo Town qui est aussi le nom d'un quartier historique de Port-of-Spain (capitale de Trinité-et-Tobago), qui fut également dans l'histoire du pays le lieu de théâtre de nombreux conflits et défis et ce particulièrement durant la domination coloniale. C'est aussi dans ce quartier que le style de musique calypso, dont le groupe s'inspire, prend naissance. Musique engagé et militante où violence domestique, paradoxes de la mondialisation, immigration, etc. sont des thèmes abordés sur des sonorités parfois sobre, groovy, poétique et festive, bref un son vraiment unique! Participant à plusieurs festival de renommé international dans les dernières années, dont le Festival de Jazz International de Montréal en 2007 Kobo Town à été le seul groupe à faire danser la salle. Le temps de plusieurs chansons tous aussi entraînante les unes que les autres, ils ont su nous transporter dans les festivals hauts en couleurs des Caraïbes, nous faisant oubliée que nous étions dans le grand nord et que dehors il faisant tout près de zéro (aucune exagération, la tuque à été de mise ce weekend!).






Deuxième position ‘’Timber’’. Le temps d’un spectacle, cette co-production spéciale du Cirque Alfonse du Québec et Articq de Igloolik (Nunavut) ont fait revivre un camp de bûcherons, en y ajoutant, pour son passage au Nunavut une pointe nordique. La simplicité du décor, la finesse et recherche des danses des jeux théâtraux et acrobatiques ont su capter l’attention de l’ensemble du public du début à la fin et tout âge confondu. Les nombreux Oh! Ha! Hi! alors que des haches volent de tout bord tout coté, que les acrobates virevoltent dans les airs autour d’une scie passe partout ou encore se tiennent en équilibre sur des bûches de bois, témoignent d’eux même le délice de cette magnifique production. Et que dire de la musique traditionnelle (un des musiciens est également du groupe de la Bottine souriante) qui accompagne les performances. Il était difficile de ne pas être captivé par ce magnifique spectacle qui a sa façon nous raconte une partie de notre histoire nationale et provinciale.


Première position : Simon Lynge, jeune auteur-compositeur du Groenland qui de sa candeur, sa douceur, sa simplicité et son charme ont atteint mes tripes et ce après seulement quelques notes de guitare. En première canadienne, cet artiste présente des mélodies simples, enveloppantes et réconfortantes tout en y distinguant les sonorités de ses racines traditionnelles autochtones. Bref, un son léger, harmonieux, remplie d’énergie positive, qui au grès des chansons nous fait taper du pied et nous fait en demander encore et encore. Et croyez moi que de par les primeurs auxquels nous avons droit durant son spectacle, son second CD s’annonce encore ‘’plus meilleur’’!


J'aimerais conclure ma petite chronique culturelle, en vous présentant deux minis extraits du spectacle de clôture du Festival Alianait qui avait pour terme "les liens arctiques". Vous y retrouverez un ensemble d'artiste autochtones qui à leur façons continue de faire rire l'art traditionnel de leur communauté.





Suggestions de sorties à mes amis du Sud!

- Kobo Town sera en spectacle au Québec, le 9 août à Gaspé (Festival Musique du bout du monde), le 10 août à Sherbrooke (festival des tradition du monde) et le 11 août à Québec city!

- Primeur…. Car les infos ne sont ni sur leur site, ni sur celui de la Tohu mais le Cirque Alfonse présentera ''Timber'' durant le temps des fêtes à la Tohu…. Moi j’y retourne c’est certain.

dimanche 10 juin 2012

Du Nord-Est au Sud-Ouest du Canada


Les deux dernières semaines ont été pas mal mouvementées, ce qui explique mon silence.

Danielle et Christian (ma collège/son conjoint et mes propriétaires) devait tous deux s’absenter pour quelques jours de la ville. Du fait même m’ont proposés de m’occuper d’Attilu et de bénéficier de l’étage supérieur de la maison.

Par chance Attilu et Spot s’entendent très bien. Ils sont ainsi joués comme des gamins à la balle en plus de faire de nombreuses courses sur la galerie.  Tous avions convenu de ne pas changer l’horaire d’Attilu.



Le lundi elle restait à la maison, alors que son ami Bruce (le chien d’une collègue de Christian) viendrait passer la journée avec elle sur la galerie. Mardi et mercredi en allant au travail, je laissais Attilu avec Kiba, la chienne d’une amie du couple. Considérant que j’étais seule au bureau Spot, lui, venait travailler avec moi.

Cela faisait plusieurs semaines que l'équipe était éparpillée un peu partout au Canada. Vendredi nous étions finalement tous sous le même toit, et une rencontre d'équipe était planifiée. Du coup on m’a proposé d’accompagner Daniel à Vancouver pour une rencontre nationale du RDÉE (Réseau du développement économique et de l’employabilité).  Étant la nouvelle gestionnaire de ce programme au sein d'équipe, je serai appelée, dans les mois à venir, à participer à ces rencontres, qui généralement se déplacent dans l’ensemble du pays. Vous vous imaginez le sourire sur mes lèves... il allait jusqu’à mes oreilles!

L'offre de partir à Vancouver pour quelques jours accepté, ce fut un retour de service plutôt rapide, car c'est Danielle et Christian qui ont prit soin de mon p'tit poilu adoré durant mon absence. Dès le dimanche midi j'étais dans l’avion pour Ottawa. Je dois admettre que le paysage vue des air était vraiment extraordinaire.




Cette escale de pratiquement 24 heurs à Ottawa me permettait de rentrer à la maison de campagne, voir mes parents, manger un bon repas avec eux, dormir dans mon lit et bien sûr de voir mon gros brun préféré (Chaka). J’en ai profité pour demander à ma mère de m’apporter quelques vêtements un peu plus léger et des sandales.

Je dois admettre que la chose qui m’a le plus marquée lors de mon arrivée à à Ottawa c’était le vert de la nature! Les arbres et le vert étant totalement absence de mon environnement depuis déjà plusieurs semaines j'avais légèrement oublié la beauté de l'été!

Le lendemain, mon père à fait le chemin inverse pour venir me déposer à l’aéroport question de poursuivre ma route vers l’ouest. Je suis finalement arrivée à Vancouver le lundi soir.  Les journées suivantes étaient entièrement consacrées aux rencontres, qui sommes toutes étaient intéressantes. Le réseau est dynamique, les représentants étaient hyper sympa, bref les échanges étaient constructives et motivantes, du moins en général!

Malheureusement la météo n’a pas été de notre côté! Il faisait froid (au point de regretter de ne pas avoir un manteau plus chaud!) et nous étions sous la pluie et les gros nuages tous les jours sauf, la dernière journée. Alors que la majorité se dirigeait vers l’aéroport, je me suis précipitée au port. J’ai longuement marché sur le Seawall walk et contemplé le magnifique paysage, le port, les montagnes, le Canada place, la structure de la flamme olympique, les bateaux et les nombreux voiliers. J’ai ainsi marché jusqu’au Stanley Park, une fois de plus contempler la verdure et les arbres! Cela faisait du bien aux yeux de voir autre chose que des rochers et de la neige!

Ceux qui prenaient seulement l’avion le lendemain se retrouvaient pour aller manger au Vij's. À ce qu’on dit, c’est le meilleur restaurant indien au Canada. Je ne pourrais vous dire si c’est réellement le meilleur, mais il est certain que l’ambiance est super sympathique, la bouffe est  vraiment bonne et que dire du gérant qui s’assure que nous avons goûtés à toutes les petites bouchées possibles dans l’attente d’avoir une table. Sa popularité fait qu’il est normal d’attendre entre 45 et 75 minutes pour une table.

De retour à Ottawa j'ai eu petit choc thermique… Il faisait chaud, c’était humide, heurk. Je me suis rapidement dirigée vers l’hôtel. À peine j’avais déposé les valises que je m’étais données pour mission d’aller dévaliser une épicerie. Alors que je marche vers le centre d'achat, le ciel se couvre et les éclaires se mettent de la partie! Décidément, je ne fais pas bon ménage avec la météo! Heureuse de me retrouver dans un beau et grand Metro, je fais tranquillement le plein de pâtes, jus oasis, conserves de thon, barre tendre, noix, fromages, etc… A ma sortie tout est mouillé, mais la tempête est passée. Je retourne tout sourire à l’hôtel (avec le sentiment d’avoir faire d’excellentes aubaines, probablement pas, mais comparativement au prix d'Iqaluit, surement!!) ou je devrai dans les heures à venir réorganiser mes valises.

Le lendemain, il faut tout aussi chaud et humide, mais sachant qu’il fera sous zéro à mon arrivé à Iqaluit, je me devais d’avoir quelques vêtements supplémentaires à porté de main.

Le chauffeur de taxi qui me conduit de l'aéroport à la maison était le même qui a fait le trajet inverse dimanche dernier (c'est petit Iqaluit!). Alors que nous parlions de la tempête qui se préparait (le ciel était très gris et le vent très fort et froid), il me dit, tout sourire, que durant mon absence (il se rappelait de moi, cette ville a parfois des allures de Big Brother!) il avait fait super beau, même des températures exceptionnelles pour Iqaluit (15 degrés).  Génial!!! A peine deux heures après mon arrivé, un tapis de neige recouvrait la ville. Décidément, Dame nature a une dent contre moi!

Finalement mes robes et sandales apportées par ma mère pour mon séjour express à Vancouver et pour utilisation prochaine à Iqaluit resteront bien au fond de mes valises pour encore quelques semaines… tuques et mitaines resteront privilégiées.