Les derniers jours ont été marqués par deux
expériences culturelles traditionnelles inuit, ainsi qu’une expérience un peu
plus moderne, mais qui fait également partie de l’histoire de ce peuple.
Afin de souligner la fin du séjour de Fannie, stagiaire de
l’ITHQ, à Iqaluit nous sommes allés partager un repas en équipe au restaurant
qui offre la meilleure table du territoire : Le Discovery Lodge. Il était
impossible d’envisager aller manger dans cette institution iqalummiut, sans prendre le
plat qui fait, entre autres, leur renommée, le steak de caribou! Quel régal! Chacune
des bouchées de cette viande fondait en bouche. Sans est suivi d’un autre
régal, de la crème glacée framboise et chocolat, fait maison et brassé de la
main de Dominic. Dominic est un français qui depuis plusieurs, plusieurs,
plusieurs années voit à ce que les clients de la salle à mangé du Discovery
vivent une expérience culinaire les plus distingue qui soit. Ce fut mission
accomplie, une agréable soirée, à bien manger et en bonne compagnie!
Jeudi en fin de journée Fannie et moi avons eu une
magnifique surprise. Une des tour opérateur de traîneau à chiens avait
une ouverture dans son agenda (c'est la haute saison présentement!) pour une balade d’une ½ journée. Ainsi tôt vendredi matin nous devions
nous rendre au bureau de North Winds afin de rencontrer Matty, notre musher (guide) pour cette excursion.
Après l’approbation vestimentaire complétée (je n’ai jamais
autant eu de couches de vêtements superposées!!), Matty nous à conduits au
causeway (samedi matin, un ours polaire a été vus au causeway!!) En
route elle nous parlait de ses chiens et des caractéristiques des chiens inuit.
Je vais vous épargner les détails, mais petits faits intéressants, les chiens inuit
canadiens ou chiens eskimo canadiens (noms reconnus par l’association canine
canadienne), est la dernière race de chien indigène en Amérique du Nord! Un
petit truc pour savoir si vous êtes vraiment en présence d'un chien inuit, ils
ont de petites oreilles pointues qui se dressent bien droit sur la tête et leurs queues forment un S!

Un petit trajet entre la voiture et la banquise devait être parcourue a pieds, mais dès que Matty à fait apparition dans le champ de vision des chiens, nous avons eu droit à un concert de hurlement et d’excitation. Un chien de Matty, qui avait brisé son collier
durant la nuit, est venu à notre rencontre, sous l'ordre de notre musher, puis alla taquiner, a nouveau, ses camarades. Selon
elle, parmi les caractéristiques les plus importantes d’un bon chien de
traîneau: un chien qui répond à son nom immédiatement, qui revient sur commande rapidement, et qui malgré qui est sans chaine reste avec ses camarades. Bref, comme
celui-ci répondait à tous ces critères, il n’a aucunement été disputé, autre
une petite réprimande pour avoir mâchouillé le coussin sur le qamuti (traineau)! Bref, un chien domestique ou un chien de traîneau reste un chien...

Une fois informés des règles de sécurités et sachant que Fannie et moi aimons les chiens, nous avons dont pris part à toutes les étapes de l’attelage de ceux-ci. Premièrement, nous devions former un éventail avec les harnais des chiens et les lignes de traits (la forme d’attelage par éventail, est seulement possible pour les expédions en région polaire). Chacun des harnais était identifié par le nom d’un des chiens. Comme elle prenait congé pour l’après-midi, elle comptait amener l’équipe en entier, c’est-à-dire ses 12 chiens. Une fois l’éventail bien placé, le qamuti également en place, un à un les chiens sont attelés. Cette étape doit se faire relativement rapidement, car dès lors ils savent qu’ils vont sortir et donc il y a de l’électricité dans l’air! À peine le dernier chien est attelé, qu’elle a fait un décompte, ceci est surtout pour que Fannie et moi marchions rapidement et calmement vers le qamuti, elle est venue nous rejoindre à reculons et ce fut un départ… canon! En quelques secondes, nous avons atteint notre vitesse de croisière de 10km/h.

Guidé par les directives et les encouragements personnalisés de Matty, les chiens prennent la direction souhaitée et ainsi peu à peu la ville disparait au loin pour ensuite laisser place à un paysage de glace et de neige et au simple son des skis du qamuti qui glissent. Je vais vous admettre que Fannie et moi étions complètement émerveillées et bouche bée au point de garder un silence d’admiration durant de bonnes longues minutes. Nous avons ainsi glissé sur la banquise de la Baie de Frobisher durant plus d’une heure avant de prendre une petite pause chocolat chaud et noix, en plein milieu de la baie, pour ensuite faire le chemin inverse.


Le chemin du retour a été ponctué d’une bagarre… Une des
femelles de l’équipe étant en chaleur les males étaient très friand de se
retrouver à ses côtés et une bagarre quasi générale a éclatée. Ce fut plutôt
troublant de voir le comportement de ses chiens changer du tout au tout, et ce
en une fraction de seconde. Une chance que nous étions bien informés sur les mesures de sécurité, car Matty rétablissant l’ordre, nous avons dû se précipiter à l’avant du qamuti et y mettre les breaks! Le temps de rétablir l’ordre, démêler tout le
monde, reprendre la navigation et l’harmonie régnait à nouveau au seins de l’équipe.

Une vingtaines de minutes avant notre retour au causeway, une petite pause d'hydratation s'imposait. Bien que ce temps ci de l'année est l'idéal pour l'humain car il ne fait pas trop froid pour pleinement profiter de son expérience ( entre -15 et 5 degrés C), il en est tout autre pour des chiens qui possèdent toujours leur fourrure pour affronter les -50 degrés C de l'hiver arctique. Une fois de retour au causeway, nous avons fait les manœuvres inverses, retirer les harnais des chiens, les conduire à leurs chaines, démêler les lignes de trait et les harnais, etc. Matty a nourri les chiens, puis les à salués et remerciés un à un. Nous avons repris la route vers le centre-ville.

Quelle expérience! C’est génial! C’est excitant! C’est ressourçant! C'est libérateur! C'est... C'est... il faut le vivre au moins une fois dans sa vie!

Et
que dire de Matty, cette femme exceptionnelle à l’humour bien prononcé! À
elle seule elle a leader plusieurs expéditions aux pôles Nord et Sud en plus
d’avoir plusieurs records mondiaux à son actif. J’ai d’ailleurs fait l’achat de
son livre/journal de bord de son expérience comme leader de la première équipe
uniquement constitué de femmes dans le pôle Nord.
Voici un petit, petit, petit extrait vidéo de mon expérience en traîneau à chiens, au plutôt des commandes et encouragements de Matty aux chiens! Je vous rassure, elle ne parle pas ainsi tout le long du trajet. Quand les chiens sont bien alignés sur le trajet à suivre, c'est le silence total! En souhaitant que cela vous donne également le goût de vivre cette expérience et du coup de venir me visiter au Nunavut!
Dans le cadre du f
estival international des arts Alianait, April Verch une violiste de réputation internationale offrait un
concert en ville. Ayant donnée mon nom pour être bénévole, j’ai donc pu, avec
plus de 200 personnes prendre part au concert. En fait, le festival aura lieu à la fin de juin, mais des spectacles sont offert tout au long de l'année afin de financier le festival de 3 jours complètement gratuit. Peut-être vous vous demandez où
est le lien entre la musique ‘’traditionnelle/violon’’ et la culture inuit. Hé bien,
au 19
e et au 20
e siècle les chasseurs de baleines les plus présents
autour de la Baie de Frobisher étaient les Anglais et les Écossais. Leur
présence vint à marquer la culture inuit. Comme la musique faisait partie
intégrante de la vie des Écossais, leurs musiques traditionnels se sont ajoutés
aux traditions de ce peuple, qui apprirent à la jouer et à la danser. Depuis, des
pièces musicales ou des danses aujourd’hui interprétées par des inuks véhiculent cette influence, et du coup ils aiment bien le genre de musique d'April Verch fait. Cette visite était sa deuxième en deux ans... c'est tout pour dire!
Un petit extrait du type de musique qu'April Verch. Désolée pour la qualité de l'image... disons que sa swingait pas mal dans la salle (voire gymnase de l'école primaire Nanaksuk) et qu'il était difficile d'être stable, même les coudes bien accotés sur une table!