Voici un nouveau blogue, celui-ci vous permettra de découvrir tout en suivant mes aventures un coin reculé de notre pays, le Territoire du Nunavut et particulièrement sa capitale: Iqaluit.

lundi 10 décembre 2012

C’est la fête à Iqaluit!

Question de sortir de la maison et de changer d’air, ma coloc est moi avons décidés vendredi il y a deux semaine d’aller au Storehouse. Le Storehouse est l’un des 3 bars officiels de la ville. Nous voilà donc motivés à aller manger une bouché au resto bar, puis y rester pour quelques pas de dance.

Assise à un endroit bien stratégique dans le bar, nous regardons le menu d’une page. Nos choix fait, le serveur nous annonce qu’aucun de nos choix sont disponibles ce soir…petit souvenir d’Afrique, qui se poursuit avec la lenteur du service, deux verres de vin plus tard nos repas arrivent. Finalement, la soirée va bon train, le bar se remplie et à mesure que la soirée avance, les artistes circulent de tables en tables avec leurs sculptures, tableaux et autres.

Les lumières se tamisent et voilà que le DJ se met à sa table tournante et qu’en théorie le party lève! Quelques courageux se regroupent sur la piste de dance. Robe de soirée au grand décolleté et méga talon haut (comment elle a pu marcher dans la neige avec ça dans les pieds a été la première chose qui m’est venu en tête),  tailleur en peau de phoque, jean troués, tenu provocatrice en payette, soulier de course,  bottes de caoutchouc, botte de poils traditionnel et botte Sorel se côtoient sous la boule disco! Sa se trémousse, la file au bar (pas de service au table) prend de plus en plus d’ampleur…

Pis, une première bagarre éclate près des tables de billard, le tout est rapidement maîtrisé par les agents de sécurité. La soirée se poursuivra avec une arrestation d’une jeune femme complètement saoul par la GRC, puis une seconde bagarre entre une femme et un homme blanc, qui conduira, du coup la moitié du bar dans le stationnement (beaucoup de curiosité, il semblerait que des bagarres entre blanc sont rares!)

D’un simple regard, Teresa (ma coloc) et moi se levons, récupérons nos manteaux au vestiaire et prenons le premier taxi qui nous conduira à la maison. Quelques minutes plus tard, nous sommes à la maison et nous nous souhaitons bonne nuit…. Il était 23h30 quand j’étains les lumières! 

Vendredi le 7 décembre, c’était la Cérémonie des lumières de Noel au Canada. Saviez-vous qu’à chaque année il y a une telle cérémonie dans chacune des provinces et territoires?  La cérémonie consiste sur le coup de 17h15, à l’Assemblée législative provincial/territorial, de faire briller de mille feux ces lumières de noël… Pour l’occasion la choral des jeunes de l’école Aqsarniit ont même fait quelque chansons de noël. Ce fut une très belle façon de lancer le weekend et d’officiellement entamer la saison des fêtes!



Toutefois, la popularité de l’évènement a malheureuse- ment causé un embouteillage monstre au centre-ville d’Iqaluit!Plus de 5 voitures devaient attendre une derrière les autres aux 4 stops (seul coin en ville ou stop se trouve à chacun des coins!). Est-ce que je vous si dit que la ville ne compte aucun feu de circulation?


Samedi, c’était la parade du père noël, tout comme à la parade du 1er juillet, c’est un moment pour la communauté de prendre part à la parade, décorer sa voiture, y monter un trailleur et tout et tout, le but et d’être présent, s’amuser et qui sait gagner l’un des nombreux prix. Toujours dans un esprit des fêtes, des 11h45 nous sommes installées à quelques mètres du départ de la parade… Ce fut bref, mais joyeux, livre, bonbons, toutous et autre cossins étaient distribués à la foule.


Cette même journée (samedi le 8 déc.), en soirée c’était le party de bureau de Teresa. Elle m’avait gentiment offert de l’accompagner. Toutes les occasions sont bonnes pour rencontrer du nouveau monde! Dès 19h, après un apéro chez des amis/collègues de Teresa, nous arrivons au Frobisher pour le dit party. Un méga buffet nous attendait, puis après plusieurs tirages de prix de présence (aucune chance de part et d’autre) nous sommes déhanchées et trémoussées sur la piste de dance. C’était la fête! 

Je connaissais de nom la réputation des  Newfies pour leur sens du party  (la grande majorité des employés de l’hôpital d’Iqaluit sont des gens de Terre-Neuve & Labrador), mais je confirme, qu’à tous âges ils étaient sur la piste et qu’il y a pas un moment de temps mort. Même que deux chansons typique de leur coin de pays (genre de country et de violon folklorique) a fait bondir l’ensemble de la salle pour envahir  le plancher de dance!  Une bonne bouffe, du bon vin, rire en bonne compagnie, rencontré du nouveau monde… bref, ce fut une super soirée!

Dimanche 13h à Apex, le soleil nous quitte déjà pour la noirceur! (gauche) 



Lundi le 12 décembre au matin… 8h20 le seleil fait timidement son retour! (droite)

lundi 26 novembre 2012

Six semaines plus tard dans le blizzard!


Après plus de 6 semaines à l’extérieur d’Iqaluit pour différant déplacements en lien avec le travail me voilà de retour au Nunavut et du coup sur le blogue!

Les séjours étaient pratiquement tous à Montréal ou encore Ottawa/Gatineau, à l’exception d’un petit saut en Saskatchewan et plus précisément Régina sa capital.

Voyage éclair de quelques journées, pas vraiment eu la chance de voir grand-chose, mais première impression…la platitude du relief de cette province…. On voit loin en titi, une petite différence de ce à quoi je me suis habituée dans les derniers 8 mois de ma vie au Nunavut (hé oui déjà!).

Bref, mon expérience dans cette ville se limite à une petite balade dans le Parc Wascana, qui est l’un des plus grands lacs artificiels du pays suivi d’un petit passage devant le parlement de la province. Mais quoi dire de se steak, surement le meilleure mangé a vie. Steak en fourche de fondue, le principe est simple… plusieurs morceaux de fondue enfourchés sur une fourche à foin de fermier, puis plongé dans une marmite d’huile qui bouille à 350 degrés. Temps de cuisson 4 minutes pour un bien cuit, 2.5 mins pour un steak médium saignant. Le résultat, un steak pas du tout huileux et combien tendre, tellement qui se mange avec de simples ustensiles en plastique. DÉLICIEUX!

Après un retour dans la belle province (palais des congrès de Montréal), puis un saut à Ottawa, un banquet au Château Laurier et une semaine au Hilton Casino du Lac Leamy, ce fut le retour à Iqaluit.

La première semaine a demandé quelques ajustements. Premièrement la ville est couverte de neige et de glace, rapidement les crampons ont fait leur apparition sous mes bottes, puis le  cycle de sommeil en a mangé un coup. Le temps de clarté a drastiquement chuté et poursuit sa chute. Présentement le soleil se lève vers 8h30, bien après mon départ de la maison pour ensuite se coucher vers 14h30. Bref, à 17hrs quand c’est la fin du travail, le cerveau qui est dans le noir depuis déjà un moment a qu’une idée en tête aller dormir! Le combat n’est pas toujours facile, je crois avoir vaincue celui du couché, mais encore du travail à faire avec la lutte matinale!

La semaine dernière c’était semaine production de cookie, pratiquement tous les soirs, je produisais 100 biscuits (-1 ou - 2 pour le test de qualité de Spot). Le tout était pour le ‘’Annual Iqaluit Arts and Crafts Fair’’. Chaque année, à l’arrivée du temps des fêtes, cet évènement est organisé afin que les ‘’artisans’’ de la ville vendent leurs produits maison, il y a de tout pour tous les goûts  du traditionnel au moderne des mitaines en peaux de phoque aux gâteaux de fruits de noël!! Fantastique comme évènement! Pour ma part, la production de 500 biscuits à chien naturel c’est vendu comme des pains chauds. Tout vendu en moins de 3hrs. J’étais bien heureuse!

Après une semaine complète à avoir mangé autant de Cookies Spot avait grand besoin d’une bonne balade, nous avons donc profité de la magnifique journée de dimanche pour aller se balader en ville. Une belle grande balade de 2 heures 30 minutes sous les doux flocons de neige.

Il n’y a pas à dire que c’était le calme avant la tempête!  Dès 6 am le lendemain (lundi le 26 novembre), de par sa force, le vent nous a tiré du sommeil. À peine pouvions nous voir de  l’autre côté de la rue. Après vérification faite, Environnement Canada, ne parle pas de blizzard (mais comment il pourrait savoir alors que le tout est analysé à Winnipeg!), nous avons pris le chemin du boulot. Les rues sont désertes, les véhicules roulent lentement et le vent est si fort que j’ai l’impression que Spot va partir au vent. Nous arrivons finalement au bureau. Le temps de ranger nos habits de neige, prendre place puis le téléphone sonne pour nous dire que la ville ferme tout comme les bureaux du gouvernement territorial et fédéral, qu’il en est de même pour l’aéroport et que les taxis quitterons prochainement les routes (seul moyen de transport public en ville), la cause de ces fermetures, blizzard. Il en restera ainsi pour l’ensemble de la journée!

Heureusement un ami s’est offert de me conduire à la maison avec Spot, du moins nous conduire le plus loin qu’il pourra, au pire nous devrons faire la reste du chemin à pied. Heureusement la voiture a pu monter les côtes et tous sommes rentrée à la maison en un morceau.



Dans la soirée, le vent a atteint un point tel qu’il était impossible de voir dehors, il neigeait dans la cuisine de par la hut de poêle et l’eau de la toilette éclaboussait partout!

Spot et moi pouvons maintenant dire que avons survécu à un blizzard de l’arctique!

dimanche 9 septembre 2012

Le ravitaillement à Iqaluit


Seul moyen pour les humains tout comme pour la marchandise de faire son entrée sur la terre de Baffin est via l’air ou la mer.

Le service aérien cargo, bien que d’hebdomadaire, est généralement pour les produits périssable des commerçants (fruits, légumes, viandes, produits laitier, etc.). Les particuliers utilises également ce service, mais généralement pour faire monter un élément particulier qui a une certaine urgence (nouvelle toilette, pièce de voiture, etc.), car les frais de transport sont considérable.

Dans les heures qui suivent l’arrivée du premier brise-glace de Pêche et Océan Canada, fera son entrée dans la Baie de Frobisher le pétrolier. Il se relira aux tuyaux qui vont remplir les énormes réservoirs de pétrole qui se trouve de l’autre côté de la baie.  

Puis les semaines suivantes, tour à tour des bateaux de ravitaillement feront leur entrée dans la baie.

La Baie de Frobisher n’est pas très profonde et la ville ne possède pas de port. Se sont donc des barges qui dans une valse d’allers et de retours entre les bateaux et la plage de débarquement, à un temps précis entre la marée haute et la marée base qui feront le transport des conteneurs et crêtes.  Des immenses camions iront à la rencontre des barges directement dans la baie, puis dans un concert de bip, bip, bip, conduiront les produits dans un entrepôt de fortune sur la plage.











Le tout est classé par adresse, puis chargé sur un camion plateforme. Le camion accompagné d’un  tracteur muni de dents pour tranporter des palettes ira livrer les containeurs et crêtes directement devant les commerces et les résidences des Iqalummiut.

Vous vous demandez ce que l’on retrouve dans ces boites en bois! Je vous dirais un peu de tout…. Du mobilier, des conserves et autres produits non-périssables, des couches pour enfants, nourriture a chien/chat, papier de toilette, essuietout… vin/bière (il faut avoir un permit auprès de la ville!), des jouets pour enfants, moto, vélo, ski doo, 4 roues et voiture sont également des éléments commandé par les résidents.  

Quand une famille reçoit sa commande de ‘’sealift’’ comme nous disons ici, c’est pratiquement noël! Il y a forcément un truc pour chaque membre de la famille. C’est ainsi qu’à ce tant ci de l’année, le paysage urbain est parsemé de boite en bois et de container en métal devant les maisons et les commerces. C’est également le temps pour les familles qui possède des foyer de faire du troc ou d’offrir son aide à décharger le contenu des boites des voisins pour ensuite hériter des boites en bois pour chauffer la maison durant l’hiver (il n’y a pas d’arbre au Nunavut!).

Cette année avec la présence de la glace bleue dans la baie les horaires des bateaux de ravitaillement et surtout ceux des déchargements ont été extrêmement bousculé! Certain, qui ont fait leur commende tardivement (auprès de compagnie spécialisé à Montréal), ce demande si leurs cargaisons sera livré avant que la baie gèle à nouveau!

Le dernier bateau qui sera son entrée dans la baie avant l'hiver sera un pétrolier. Le fait que le pétrole soit ainsi acheminé à Iqaluit, le prix est fixé selon le prix d’achat en mai. Le prix restera le même pour toute l’année durant, du moins jusqu’à la prochaine livraison en juillet 2013. Pour le moment il se trouve que le carburant est  à 1.16$/L. 

lundi 3 septembre 2012

Road to no where!

Voilà déjà un mois que Spot et moi avons notre chez nous. Tous les deux sommes bien heureux et je n’ai aucun regret d’avoir fait ce saut. L’appartement avec son toit cathédral et sa grande fenêtre  permet aux rayons de soleil de rentrer sans difficulté et du coup nous offre une grande clarté naturelle.

Je dois admettre que je suis fière de ce que j’ai accompli : meubler l’ensemble d’un appartement via les ventes de garages et les petites annonces pour un peu moins de 1500$ et ce à Iqaluit! Bien que le tout soit dû seconde main, je trouve que mon chez moi est à mon image ou du moins reflète mon état d’esprit depuis que je suis ici… simplicité! 

Le secteur de Road to where ou j’habite est magnifique. La toundra se trouve à moins de quelques mètres de la porte tous comme les ruisseaux, les rivières, les lacs, les montagnes et la vue sur la baie et l'ensemble de la ville. Le paysage qu’offre une balade ou une descente vers le centre-ville et donc vers la plage est magnifique, il en est impossible de sans lasser.

Cette semaine je vous propose un petit tour de mon appartement ainsi qu'un montage photos de notre cours et quartier la Road to no where.


L’automne fait tranquillement son entrée, la toundra change lentement vers le jaune, l'orangé cuivré et le rouge... c'est de toute beauté, voici quelques clichés captés lors de nos balades des dernières semaine et ce à quelques pas de la maison.


Pour ceux et celles qui reçoivent les mises à jour directement dans votre boite courriel, vous devez vous rendre sur le site même du blogue Le grand nord nunavoix pour voir la vidéo et le montage photo. 


dimanche 26 août 2012

Mes mois de juillet et août en images


Au même rythme que le mois de juillet progressait, la ville se faisait de plus en plus tranquille, voir qu’elle prenait des allures de ville fantôme. Ces deux derniers mois j’avais la responsabilité (en plus de meubler mon appartement) de m’occuper de 3 maisons et de 5 chiens. Très peu de gens passent le temps des vacances à Iqaluit, la grande majorité retourne dans le Sud du pays pour visiter la famille et les amis. Afin de s’assurer de partir la tête tranquille on demande généralement à une personne de venir vivre à la maison durant son absence ou du moins de passer tous les jours questions de s’assurer que les plantes ne meurent pas mais surtout que la maison ne soit pas la cible de vandalisme, de grabuge ou de vol. Hé oui malheureusement, ceci fait partie de la réalité de cette ville! Et si nous avons des chiens en plus, bien d’avoir une personne pour les nourrir, les balader etc.

C’est ainsi que durant pratiquement 1.5 mois je me suis trouvé à faire 1 à 2 fois par jour les allers et retours entre Apex et Iqaluit.  Une chance que j’avais une voiture à ma disposition et que les 2 maisons de Apex sont des voisins, je pouvais simplement marcher de une à l’autre.  Les soirées ou la météo et la marée le permettait Spot, Attilu et moi fessions le trajet à pied via la baie. Une belle grande balade de plus de 120 mins.  

Nos nombreux passage à Apex m’ont fait découvrir de nouveaux sentiers de randonnée, un parc et de magnifiques paysages. Je partage avec vous quelques un de mes cliqués, y compris la binette des  chiens que je m’occupais durant cette période.  Pour vous donner un aperçu de la météo, j’ai pris soin de placé les photos en ordre chronologique… Vous constaterez qu’avant l’épisode des glaces blues nous avions de belles températures, puis l’arrivé des glaces (sujet du dernier blogue), un semblant de retour de beau temps, puis un second épisode de glace…. Ceci confirme que notre été est terminé depuis déjà quelques semaines, alors que manteau, mitaines et foulard sont à nouveau sortie du placard! 


**Pour ceux et celles qui reçoivent les mises à jour directement dans votre boite courriel, vous devez vous rendre sur le site même du blogue Le Grand Nord Nunavoix pour voir le montage photo. 

samedi 4 août 2012

Glace bleue dans la baie!!


Mardi matin le 31 juillet nous avons eu une surprise des plus inattendu! À notre réveille, la baie qui était sans bloc de glace depuis quelques semaines (photo à l'appuie), étaient à nouveau remplie de glacier et ceux-ci beaucoup plus gros que ceux de fonte normal de la baie.

C’est avec beaucoup de curiosité que les gens étaient sur la plage! Les ainés, qui n’hésitait pas à nous arrêter, racontaient que cela fait plus de 40 voire même 60 ans qu’il n’y avait pas eu de la glace bleue (glaciers) dans la baie à cette date, mais surtout de cette grosseur.

Depuis un peu moins d’une semaine au loin, une ligne blanche était visible, mais personne n’aurait imaginé qu’elle aurait franchi le cap de la baie.

Selon certain cette glace bleue nous est arrivé par les vents du nord, alors que d’autres affirme que les changements climatiques affectent grandement les courants marins. Qui dit vrai, je ne sais pas, peut-être une combinaison des deux! Dans tous les cas, nous voilà avec ces mastodômes flottant… jolie pour les yeux, un peu frisquet pour le corps (la température a drastiquement chuté depuis mardi, nous voilà à nouveau dans les 5 degrés en journée et – 5 degrés la nuit) mais très problématique pour les pêcheurs et que dire des navires de ravitaillements.

Pour les premier ils étaient surtout inquiet, car prit par surprise, comme nous tous, les bateaux étaient pris entre les glaces et à tout moment un morceau de glace aurait pu se décrocher des glaciers coulant leurs embarcations au passage. Maintenant la majorité ont navigué jusqu’à la plage et sont à cale sache jusqu’à nouvel ordre! Alors que les navires de ravitaillements n’ont d’autre choix que d’attendre. Un est actuellement dans la baie et il est impossible de faire acheminer ses containers de marchandise jusqu’à la plage de débarquement (un poste prochain sur le sujet, promis). D’ailleurs la semaine dernière, un bateau cargo à gravement été endommagé par les glaces alors qu’il naviguait vers Iqaluit. Il est arrivé à bon port avec un trou de la grosseur d’une voiture à l’avant de la cale! Il semblerait que plusieurs bateaux sont en attente à quelques kilomètres de l’entrée de la baie. 

Depuis l'arrivé de la glace bleue Spot, Atilu et moi avons fait plusieurs balades afin de voir ce paysage inhabituel sur plusieurs angles. Force est d’admettre que c’est très impressionnant! Le bruit de la glace qui se fractionne, wao!  On dirait des coups de tonnerre et l’écho dans la baie, génial! Le bruit est tellement sourd et puissant que nous pouvons l'attendre jusque dans la maison.

Mercredi midi, un ours polaire à été abattue sur la plage. Il s’approchait dangereusement des poubelles de l’épicerie et samedi matin un second à été aperçu sur les berges d’Apex. Tout cela est très inhabituel les ours suivent les glaces, les glaces sont entrées dans la baie, ils sont donc également venu nous rendre visite! 

Petit vidéo de différents clichés captés dans les derniers jours. Arrivez vous à identifier Spot au pied des icebergs? Il est très petit!!

Finalement, cette glace a également donner des maux de têtes aux organisateurs du programme ‘’Students on ice’’. Programme qui offre à des jeunes, profs et scientifiques des expéditions dans l’arctique et l’antarctique.  Celle d'une durée d’une dizaine de jours débutait à Iqaluit pour prendre fin au Groenland, les conditions de glace au fait en sorte qu’ils sont partie avec 4 journées de retard. En effet, un brise-glace de la garde côtière canadienne à du s’impliquer dans le processus d’embarquement des gens. Leur bateau ne voulant pas se risquer dans la baie, des barges et des zodiaques de la garde côtière canadienne ont fait les allers-retours entre le quai et leur bateau, pour ensuite conduire les participants à leur bateau d’expédition. Cette manœuvre, encore une fois très inhabituel à conduit beaucoup de curieux sur la plage, car en effet, il est très rare de voir des bateaux s'aventurer autant dans la baie.  


Cette glace bleue à su apporter un lot d’action à Iqaluit cette semaine! De plus, autre une température plus fraîche, une odeur arctique règne dans la ville. Jusqu’à présent je n’avais pas senti cette odeur de froid salé...

**Pour ceux et celles qui reçoivent les mises à jour dans vos boites courriel, vous devez vous rendre sur le site même du blogue Le Grand Nord Nunavoix pour voir les montages photos. 

lundi 16 juillet 2012

Le temps d’une journée…. Ce fut l’été!


Depuis quelques semaines l’été essai de faire son entrée à Iqaluit! Je dis bien essai, car autant une journée il fait ‘’beau’’ avec un 8 -10 degrés au thermomètre, autant le lendemain nous pouvons nous retrouver avec 2 degrés, de la pluie, un ciel gris (pour ne pas dire perdu dans les nuages) et une nuit sous zéro!

Mais, mais, mais samedi dernier nous avons certainement eu LA plus magnifique des journées d’été qui soient depuis…. Le début de l’été!

Un ciel bleu, le soleil qui brille, un jolie 15 degrés au thermomètre, une vraie journée d’été selon les standards d’Iqaluit. Comme cette météo était annoncée depuis la veille, il est bien évident que je comptais pleinement en profiter.

Dès 9h30 Spot et moi étions sur le Apex trail, certes nous faisons ce sentier pratiquement tous les jours (généralement nous arrêtons à mi-chemin pour revenir sur nos pas), mais en cette magnifique journée avec le soleil au rdv, la marée base et un ciel bleu je voulais la faire au complet (environ 2h30 de marche aller-retour). Le fait de se rendre plus loin que d’habitude nous a également permis de découvrir qu’il y avait 3 bateaux qui se cachaient derrière Long Island dans la baie de Frobisher.  Il y a effectivement de l’action en ville, depuis maintenant 2 semaines, les bateaux maritimes peuvent faire leur entrée dans la baie. À ce jour, 4 bateaux de ravitaillement, 1 pétrolier et 1 brise-glace sont venu nous rendent visite, mais je développerais ce sujet dans un prochain post!.

Voici quelques clichés-vidéo de cette balade matinale sur le Apex trail :


Constatant que la journée se poursuivait toute en beauté, Danielle, Atilu, Spot et moi sommes donc allés en randonné au Parc territorial de Sylvia Grinnell. Il y a certainement des avantages à savoir qu’il ne fera jamais nuit… même à 2 heures de l’après-midi nous pouvons se lancer dans un balade de plus de 5 heures sans craindre la noirceur.

Le parc Sylvia Grinell se trouve à moins de 1.5KM de la ville d’Iqaluit et est reconnu pour sa rivière et ces chutes qui débordent d’omble arctique (sorte de poisson). Les pêcheurs y sont nombreux, ainsi que les familles qui établissent leurs campements pour l’ensemble de l’été. Retour aux sources pour certain, profiter du grand air pour les autres.

Petit montage vidéo des photos prises lors de notre randonné!

Bref, ce fut une très agréable journée de randonné dans la toundra ou les paysages étaient magnifiques, les fleurs tout en couleur et les moustiques, tous aussi chaleureux les uns que les autres!  Ha oui! Je vous assure qu’Iqaluit devrait prendre le nom de Moustique City durant l’été… Impossible de mettre le nez dehors sans  en manger 2-3, faire des petites steppettes de danse car un c’est invité dans ton pantalon, en même temps de jouer au volleyball imaginaire et de sentir la fragrance d’été que tous avons opté en cette période de l’année!  Je suis sérieuse, il est absolument im-po-ssi-ble de sortir dehors sans se badigeonner de citronnelle.  Preuve à l’appui Spot a également sa citronnelle, au début il ne trippait vraiment pas quand je lui en mettais… croyez moi, maintenant il ne fait plus aucun chichi!

Maintenant que nous avons finalement gouté à l’été, souhaitons seulement que dame nature nous réserve encore quelques journées comme celle-ci avant de nous plonger dans le froid, la neige, et la noirceur!!

Pour ceux et celles qui reçoivent les mises à jour dans vos boites de courriel, vous devez aller sur le site pour voir les montages photos:  http://legrandnordnunavoix.blogspot.ca/

mercredi 4 juillet 2012

Chronique culturelle

Après un mois de voyage au quatre coins du pays, le retour à Iqaluit fut tout en musique.

Tout d’abord il y a eu la fameuse fête de la St-Jean… Bon on m’a dit que c’était LE party de l’année… mais cette année cette fête, du moins dans mon livre à moi, ne passera surement pas à l’histoire.

Première partie de spectacle avec des francophones de la communauté qui ont préparé un medley de chansons de la belle province, le son était tellement mauvais qu'il était impossible de savoir s'ils chantaient en français, en anglais voire même en Inuktitut! Sans est suivi du groupe invité: une famille de violoneux du Manitoba, orné de ceinture fléché, ne parlent pas français et qui se sont jamais adressé au public!

C'était un peu plate, l’alcool c’est mise à couler à flot, les gens étaient, un peu… beaucoup pompette… Bref, sur le coup de 23hrs j’avais mon quota de tout cela et je suis rentrée. Sur la route vers la maison, j’ai croisé Christian et Danielle qui avec des voisins s’était improvisé un feu de camp. J’ai ainsi regardé la fin du coucher de soleil sur la baie en compagnie des voisins, de guimauves et de pop-corn. C’était franchement plus sympa comme soirée.

Puis en ce long weekend de la fête du Canada, c’était également le Festival Alianait auquel depuis mon arrivée je m’implique et participe de différente façon en y faisant du bénévolat.

Super programmation, il y a avait certainement pour tous les goûts et tous les âges. Mais, pour cette fois-ci, je vais me contenter de vous présenter mes trois coups de cœur.

En troisième position le groupe Kobo Town, fondée par une auteur-compositeur canadien d'origine Trindadienne; Kobo Town qui est aussi le nom d'un quartier historique de Port-of-Spain (capitale de Trinité-et-Tobago), qui fut également dans l'histoire du pays le lieu de théâtre de nombreux conflits et défis et ce particulièrement durant la domination coloniale. C'est aussi dans ce quartier que le style de musique calypso, dont le groupe s'inspire, prend naissance. Musique engagé et militante où violence domestique, paradoxes de la mondialisation, immigration, etc. sont des thèmes abordés sur des sonorités parfois sobre, groovy, poétique et festive, bref un son vraiment unique! Participant à plusieurs festival de renommé international dans les dernières années, dont le Festival de Jazz International de Montréal en 2007 Kobo Town à été le seul groupe à faire danser la salle. Le temps de plusieurs chansons tous aussi entraînante les unes que les autres, ils ont su nous transporter dans les festivals hauts en couleurs des Caraïbes, nous faisant oubliée que nous étions dans le grand nord et que dehors il faisant tout près de zéro (aucune exagération, la tuque à été de mise ce weekend!).






Deuxième position ‘’Timber’’. Le temps d’un spectacle, cette co-production spéciale du Cirque Alfonse du Québec et Articq de Igloolik (Nunavut) ont fait revivre un camp de bûcherons, en y ajoutant, pour son passage au Nunavut une pointe nordique. La simplicité du décor, la finesse et recherche des danses des jeux théâtraux et acrobatiques ont su capter l’attention de l’ensemble du public du début à la fin et tout âge confondu. Les nombreux Oh! Ha! Hi! alors que des haches volent de tout bord tout coté, que les acrobates virevoltent dans les airs autour d’une scie passe partout ou encore se tiennent en équilibre sur des bûches de bois, témoignent d’eux même le délice de cette magnifique production. Et que dire de la musique traditionnelle (un des musiciens est également du groupe de la Bottine souriante) qui accompagne les performances. Il était difficile de ne pas être captivé par ce magnifique spectacle qui a sa façon nous raconte une partie de notre histoire nationale et provinciale.


Première position : Simon Lynge, jeune auteur-compositeur du Groenland qui de sa candeur, sa douceur, sa simplicité et son charme ont atteint mes tripes et ce après seulement quelques notes de guitare. En première canadienne, cet artiste présente des mélodies simples, enveloppantes et réconfortantes tout en y distinguant les sonorités de ses racines traditionnelles autochtones. Bref, un son léger, harmonieux, remplie d’énergie positive, qui au grès des chansons nous fait taper du pied et nous fait en demander encore et encore. Et croyez moi que de par les primeurs auxquels nous avons droit durant son spectacle, son second CD s’annonce encore ‘’plus meilleur’’!


J'aimerais conclure ma petite chronique culturelle, en vous présentant deux minis extraits du spectacle de clôture du Festival Alianait qui avait pour terme "les liens arctiques". Vous y retrouverez un ensemble d'artiste autochtones qui à leur façons continue de faire rire l'art traditionnel de leur communauté.





Suggestions de sorties à mes amis du Sud!

- Kobo Town sera en spectacle au Québec, le 9 août à Gaspé (Festival Musique du bout du monde), le 10 août à Sherbrooke (festival des tradition du monde) et le 11 août à Québec city!

- Primeur…. Car les infos ne sont ni sur leur site, ni sur celui de la Tohu mais le Cirque Alfonse présentera ''Timber'' durant le temps des fêtes à la Tohu…. Moi j’y retourne c’est certain.

dimanche 10 juin 2012

Du Nord-Est au Sud-Ouest du Canada


Les deux dernières semaines ont été pas mal mouvementées, ce qui explique mon silence.

Danielle et Christian (ma collège/son conjoint et mes propriétaires) devait tous deux s’absenter pour quelques jours de la ville. Du fait même m’ont proposés de m’occuper d’Attilu et de bénéficier de l’étage supérieur de la maison.

Par chance Attilu et Spot s’entendent très bien. Ils sont ainsi joués comme des gamins à la balle en plus de faire de nombreuses courses sur la galerie.  Tous avions convenu de ne pas changer l’horaire d’Attilu.



Le lundi elle restait à la maison, alors que son ami Bruce (le chien d’une collègue de Christian) viendrait passer la journée avec elle sur la galerie. Mardi et mercredi en allant au travail, je laissais Attilu avec Kiba, la chienne d’une amie du couple. Considérant que j’étais seule au bureau Spot, lui, venait travailler avec moi.

Cela faisait plusieurs semaines que l'équipe était éparpillée un peu partout au Canada. Vendredi nous étions finalement tous sous le même toit, et une rencontre d'équipe était planifiée. Du coup on m’a proposé d’accompagner Daniel à Vancouver pour une rencontre nationale du RDÉE (Réseau du développement économique et de l’employabilité).  Étant la nouvelle gestionnaire de ce programme au sein d'équipe, je serai appelée, dans les mois à venir, à participer à ces rencontres, qui généralement se déplacent dans l’ensemble du pays. Vous vous imaginez le sourire sur mes lèves... il allait jusqu’à mes oreilles!

L'offre de partir à Vancouver pour quelques jours accepté, ce fut un retour de service plutôt rapide, car c'est Danielle et Christian qui ont prit soin de mon p'tit poilu adoré durant mon absence. Dès le dimanche midi j'étais dans l’avion pour Ottawa. Je dois admettre que le paysage vue des air était vraiment extraordinaire.




Cette escale de pratiquement 24 heurs à Ottawa me permettait de rentrer à la maison de campagne, voir mes parents, manger un bon repas avec eux, dormir dans mon lit et bien sûr de voir mon gros brun préféré (Chaka). J’en ai profité pour demander à ma mère de m’apporter quelques vêtements un peu plus léger et des sandales.

Je dois admettre que la chose qui m’a le plus marquée lors de mon arrivée à à Ottawa c’était le vert de la nature! Les arbres et le vert étant totalement absence de mon environnement depuis déjà plusieurs semaines j'avais légèrement oublié la beauté de l'été!

Le lendemain, mon père à fait le chemin inverse pour venir me déposer à l’aéroport question de poursuivre ma route vers l’ouest. Je suis finalement arrivée à Vancouver le lundi soir.  Les journées suivantes étaient entièrement consacrées aux rencontres, qui sommes toutes étaient intéressantes. Le réseau est dynamique, les représentants étaient hyper sympa, bref les échanges étaient constructives et motivantes, du moins en général!

Malheureusement la météo n’a pas été de notre côté! Il faisait froid (au point de regretter de ne pas avoir un manteau plus chaud!) et nous étions sous la pluie et les gros nuages tous les jours sauf, la dernière journée. Alors que la majorité se dirigeait vers l’aéroport, je me suis précipitée au port. J’ai longuement marché sur le Seawall walk et contemplé le magnifique paysage, le port, les montagnes, le Canada place, la structure de la flamme olympique, les bateaux et les nombreux voiliers. J’ai ainsi marché jusqu’au Stanley Park, une fois de plus contempler la verdure et les arbres! Cela faisait du bien aux yeux de voir autre chose que des rochers et de la neige!

Ceux qui prenaient seulement l’avion le lendemain se retrouvaient pour aller manger au Vij's. À ce qu’on dit, c’est le meilleur restaurant indien au Canada. Je ne pourrais vous dire si c’est réellement le meilleur, mais il est certain que l’ambiance est super sympathique, la bouffe est  vraiment bonne et que dire du gérant qui s’assure que nous avons goûtés à toutes les petites bouchées possibles dans l’attente d’avoir une table. Sa popularité fait qu’il est normal d’attendre entre 45 et 75 minutes pour une table.

De retour à Ottawa j'ai eu petit choc thermique… Il faisait chaud, c’était humide, heurk. Je me suis rapidement dirigée vers l’hôtel. À peine j’avais déposé les valises que je m’étais données pour mission d’aller dévaliser une épicerie. Alors que je marche vers le centre d'achat, le ciel se couvre et les éclaires se mettent de la partie! Décidément, je ne fais pas bon ménage avec la météo! Heureuse de me retrouver dans un beau et grand Metro, je fais tranquillement le plein de pâtes, jus oasis, conserves de thon, barre tendre, noix, fromages, etc… A ma sortie tout est mouillé, mais la tempête est passée. Je retourne tout sourire à l’hôtel (avec le sentiment d’avoir faire d’excellentes aubaines, probablement pas, mais comparativement au prix d'Iqaluit, surement!!) ou je devrai dans les heures à venir réorganiser mes valises.

Le lendemain, il faut tout aussi chaud et humide, mais sachant qu’il fera sous zéro à mon arrivé à Iqaluit, je me devais d’avoir quelques vêtements supplémentaires à porté de main.

Le chauffeur de taxi qui me conduit de l'aéroport à la maison était le même qui a fait le trajet inverse dimanche dernier (c'est petit Iqaluit!). Alors que nous parlions de la tempête qui se préparait (le ciel était très gris et le vent très fort et froid), il me dit, tout sourire, que durant mon absence (il se rappelait de moi, cette ville a parfois des allures de Big Brother!) il avait fait super beau, même des températures exceptionnelles pour Iqaluit (15 degrés).  Génial!!! A peine deux heures après mon arrivé, un tapis de neige recouvrait la ville. Décidément, Dame nature a une dent contre moi!

Finalement mes robes et sandales apportées par ma mère pour mon séjour express à Vancouver et pour utilisation prochaine à Iqaluit resteront bien au fond de mes valises pour encore quelques semaines… tuques et mitaines resteront privilégiées.


dimanche 27 mai 2012

Expériences purement inuit!


Les derniers jours ont été marqués par deux expériences culturelles traditionnelles inuit, ainsi qu’une expérience un peu plus moderne, mais qui fait également partie de l’histoire de ce peuple.

Afin de souligner la fin du séjour de Fannie, stagiaire de l’ITHQ, à Iqaluit nous sommes allés partager un repas en équipe au restaurant qui offre la meilleure table du territoire : Le Discovery Lodge. Il était impossible d’envisager aller manger dans cette institution iqalummiut, sans prendre le plat qui fait, entre autres, leur renommée, le steak de caribou! Quel régal! Chacune des bouchées de cette viande fondait en bouche. Sans est suivi d’un autre régal, de la crème glacée framboise et chocolat, fait maison et brassé de la main de Dominic. Dominic est un français qui depuis plusieurs, plusieurs, plusieurs années voit à ce que les clients de la salle à mangé du Discovery vivent une expérience culinaire les plus distingue qui soit. Ce fut mission accomplie, une agréable soirée, à bien manger et en bonne compagnie!  

Jeudi en fin de journée Fannie et moi avons eu une magnifique surprise. Une des tour opérateur de traîneau à chiens avait une ouverture dans son agenda (c'est la haute saison présentement!) pour une balade d’une ½ journée. Ainsi tôt vendredi matin nous devions nous rendre au bureau de North Winds afin de rencontrer Matty, notre musher (guide) pour cette excursion.

Après l’approbation vestimentaire complétée (je n’ai jamais autant eu de couches de vêtements superposées!!), Matty nous à conduits au causeway (samedi matin, un ours polaire a été vus au causeway!!)  En route elle nous parlait de ses chiens et des caractéristiques des chiens inuit. Je vais vous épargner les détails, mais petits faits intéressants, les chiens inuit canadiens ou chiens eskimo canadiens (noms reconnus par l’association canine canadienne), est la dernière race de chien indigène en Amérique du Nord! Un petit truc pour savoir si vous êtes vraiment en présence d'un chien inuit, ils ont de petites oreilles pointues qui se dressent bien droit sur la tête et leurs queues forment un S!

Un petit trajet entre la voiture et la banquise devait être parcourue a pieds, mais dès que Matty à fait apparition dans le champ de vision des chiens, nous avons eu droit à un concert de hurlement et d’excitation.  Un chien de Matty, qui avait brisé son collier durant la nuit, est venu à notre rencontre, sous l'ordre de notre musher, puis alla taquiner, a nouveau, ses camarades. Selon elle, parmi les caractéristiques les plus importantes d’un bon chien de traîneau: un chien qui répond à son nom immédiatement, qui revient sur commande rapidement, et qui malgré qui est sans chaine reste avec ses camarades. Bref, comme celui-ci répondait à tous ces critères, il n’a aucunement été disputé, autre une petite réprimande pour avoir mâchouillé le coussin sur le qamuti (traineau)! Bref, un chien domestique ou un chien de traîneau reste un chien...

Une fois informés des règles de sécurités et sachant que Fannie et moi aimons les chiens, nous avons dont pris part à toutes les étapes de l’attelage de ceux-ci. Premièrement, nous devions former un éventail avec les harnais des chiens et les lignes de traits (la forme d’attelage par éventail, est seulement possible pour les expédions en région polaire). Chacun des harnais était identifié par le nom d’un des chiens. Comme elle prenait congé pour l’après-midi, elle comptait amener l’équipe en entier, c’est-à-dire ses 12 chiens. Une fois l’éventail bien placé, le qamuti également en place, un à un les chiens sont attelés. Cette étape doit se faire relativement rapidement, car dès lors ils savent qu’ils vont sortir et donc il y a de l’électricité dans l’air! À peine le dernier chien est attelé, qu’elle a fait un décompte, ceci est surtout pour que Fannie et moi marchions rapidement et calmement vers le qamuti, elle est venue nous rejoindre à reculons et ce fut un départ… canon!  En quelques secondes, nous avons atteint notre vitesse de croisière de 10km/h.

Guidé par les directives et les encouragements personnalisés de Matty, les chiens prennent la direction souhaitée et ainsi peu à peu la ville disparait au loin pour ensuite laisser place à un paysage de glace et de neige et au simple son des skis du qamuti qui glissent. Je vais vous admettre que Fannie et moi étions complètement émerveillées et bouche bée au point de garder un silence d’admiration durant de bonnes longues minutes. Nous avons ainsi glissé sur la banquise de la Baie de Frobisher durant plus d’une heure avant de prendre une petite pause chocolat chaud et noix, en plein milieu de la baie, pour ensuite faire le chemin inverse.



Le chemin du retour a été ponctué d’une bagarre… Une des femelles de l’équipe étant en chaleur les males étaient très friand de se retrouver à ses côtés et une bagarre quasi générale a éclatée. Ce fut plutôt troublant de voir le comportement de ses chiens changer du tout au tout, et ce en une fraction de seconde. Une chance que nous étions bien informés sur les mesures de sécurité, car Matty rétablissant l’ordre, nous avons dû se précipiter à l’avant du qamuti et y mettre les breaks! Le temps de rétablir l’ordre, démêler tout le monde, reprendre la navigation et l’harmonie régnait à nouveau au seins de l’équipe.

Une vingtaines de minutes avant notre retour au causeway, une petite pause d'hydratation s'imposait. Bien que ce temps ci de l'année est l'idéal pour l'humain car il ne fait pas trop froid pour pleinement profiter de son expérience ( entre -15 et 5 degrés C), il en est tout autre pour des chiens qui possèdent toujours leur fourrure pour affronter les -50 degrés C de l'hiver arctique. Une fois de retour au causeway, nous avons fait les manœuvres inverses, retirer les harnais des chiens, les conduire à leurs chaines, démêler les lignes de trait et les harnais, etc. Matty a nourri les chiens, puis les à salués et remerciés un à un. Nous avons repris la route vers le centre-ville.


Quelle expérience! C’est génial! C’est excitant! C’est ressourçant! C'est libérateur! C'est... C'est... il faut le vivre au moins une fois dans sa vie! 

Et que dire de Matty, cette femme exceptionnelle à l’humour bien prononcé! À elle seule elle a leader plusieurs expéditions aux pôles Nord et Sud en plus d’avoir plusieurs records mondiaux à son actif. J’ai d’ailleurs fait l’achat de son livre/journal de bord de son expérience comme leader de la première équipe uniquement constitué de femmes dans le pôle Nord.

Voici un petit, petit, petit extrait vidéo de mon expérience en traîneau à chiens, au plutôt des commandes et encouragements de Matty aux chiens! Je vous rassure, elle ne parle pas ainsi tout le long du trajet. Quand les chiens sont bien alignés sur le trajet à suivre, c'est le silence total!  En souhaitant que cela vous donne également le goût de vivre cette expérience et du coup de venir me visiter au Nunavut!



Dans le cadre du festival international des arts Alianait, April Verch une violiste de réputation internationale offrait un concert en ville. Ayant donnée mon nom pour être bénévole, j’ai donc pu, avec plus de 200 personnes prendre part au concert. En fait, le festival aura lieu à la fin de juin, mais des spectacles sont offert tout au long de l'année afin de financier le festival de 3 jours complètement gratuit.  Peut-être vous vous demandez où est le lien entre la musique ‘’traditionnelle/violon’’ et la culture inuit. Hé bien, au 19e et au 20 siècle les chasseurs de baleines les plus présents autour de la Baie de Frobisher étaient les Anglais et les Écossais. Leur présence vint à marquer la culture inuit. Comme la musique faisait partie intégrante de la vie des Écossais, leurs musiques traditionnels se sont ajoutés aux traditions de ce peuple, qui apprirent à la jouer et à la danser. Depuis, des pièces musicales ou des danses aujourd’hui interprétées par des inuks véhiculent cette influence, et du coup ils aiment bien le genre de musique d'April Verch fait. Cette visite était sa deuxième en deux ans... c'est tout pour dire! 

Un petit extrait du type de musique qu'April Verch. Désolée pour la qualité de l'image... disons que sa swingait pas mal dans la salle (voire gymnase de l'école primaire Nanaksuk) et qu'il était difficile d'être stable, même les coudes bien accotés sur une table!

  

lundi 21 mai 2012

Les particularités architecturale d'Iqaluit et de la division des pouvoirs d'un territoire

En cette journée de la fête de la reine, alors qu'une douce petite neige s'abat sur Iqaluit, je vous propose un petit tour de ville afin de vous présenter l'architecture particulière que l'on retrouve ici, ainsi que les spécificités de la gestion du territoire.

*Vous pouvez agrandir les photos en cliquant sur celles-ci

Il est impossible de parler d’Iqaluit et même du Nunavut sans parler de son aéroport. Seul point d’entrée accessible à longueur d’année, l’aéroport d’Iqaluit est un point de transit essentiel pour le transport des humains, mais également pour un grand nombre de biens de consommations et ce pour l’ensemble du territoire. Celui-ci, bien que petit est très fréquentée et reçoit quotidiennement des vols de Montréal, Ottawa et Kuujjuaq. Il sert également de point de correspondance entre différentes villes de l’ouest canadien et de l’arctique. En été, il dessert même des vols vers le Groenland. 

Construit pendant la Seconde Guerre mondiale il faut décider qu’il soit de couleur jaune vif afin de facilité sa localisation par les chasseurs inuits et du coup pouvoir facilement s’orienter vers la ville. Par contre, dû à son emplacement et aux nombreux dynamitages qui ont été nécessaires pour la construction de la piste d’atterrissage, l’aéroport est peu visible de loin.
Sa piste t’atterrissage est l’une des plus longues au Canada, certaines rumeurs racontent même qu’il en est ainsi pour pouvoir accueillir les navettes spatiales en atterrissage d’urgence! Mais, considérant la localisation de l’aéroport près du pôle, une telle trajectoire descendante s’avérerait très dangereuse, voire mortelle pour son équipage. Sa longue piste d’atterrissage lui permet d’accueillir des appareils aériens de toutes sortes, que ce soit pour des avions militaires canadiens, américains ou de passagers. A quelques occasions l'aéroport fût utilisé pour des arrêts d'urgences pour les vols empruntant les routes aériennes polaires tel les vols reliant l’ouest américain à l’Europe ou l'est américain vers l'Asie. D’ailleurs, en février 2006 l’aéroport d’Iqaluit accueillit le nouvel Airbus 380, alors qu’il effectuait des tests de résistances aux conditions atmosphériques austères, comme celles que l'ont retrouve à Iqaluit….

L’édifice de l’Assemblée législative territoriale fut conduit il y a 15 ans en partenariat entre des firmes d’architecte d’Iqaluit et de Montréal. Un souci particulier fut accordé aux symboles de la culture inuit, les rectangles composant la façade représentent les blocs de neige utilisés pour la construction d’igloo, la retombée rouge au-dessus de l’entrée symbolise un kayak, dont l’invention fût créditée aux Inuit, puis le cadre de la porte en bois, évoque, quant à lui, le traîneau.

Ce qui est particulier au Nunavut c’est que le gouvernement est un gouvernement de consensus, au sens où il ne fait référence à aucun parti politique, et que les décisions sont prises suite à un accord des membres de l’administration politique.  Tous les députés de l’Assemblée sont élus dans leur circonscription en tant que candidats indépendants. Le Premier ministre n’est pas attitré à son poste suite à l’élection majoritaire des membres de son parti. Au contraire, tous les ministres, ainsi que le président de l’Assemblée, sont élus par un scrutin secret tenu parmi les députés, lors du « Forum du leadership du Nunavut ». Ceux qui ne sont pas élus pour un autre poste forment l’opposition. Ce système démocratique sans partisan est aussi présent dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunatsiavut, un territoire indépendant situé dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Une autre singularité du gouvernement du territoire est que le Premier ministre et son conseil demeurent en fonction tant qu’ils possèdent la confiance de l’Assemblée. Il faut donc l’adoption d’une motion de non-confiance envers un ministre pour entraîner son départ.

Il semblerait que l’intérieur est de l’Assemblée est magnifique… dès que j’ai la chance de faire cette visite, il me fera plaisir de partager mes clichés avec vous.

Voici l’école primaire Nanaksuk. Cette architecture insolite a aussi été employée pour la construction de l’école secondaire Inuksuk et la Caserne d’incendie. Cette architecture moderniste date des années 1970, alors qu’une crise énergétique à l’échelle internationale fait enflammer le prix du pétrole. L’idée de créer des bâtiments avec très peu de fenêtres est amenée, car cela permet d’éviter une perte de chaleur par les vitres, et par conséquent, d’économiser de l’énergie. Cela fait diminuer les coûts de chauffage des bâtiments. Le matériau utilisé, la fibre de verre, est aussi très résistant et permet de braver les conditions inhospitalières de l’arctique. L’école Nanaksuk a été nommée d’après un Inuk originaire de l’île de Baffin et premier résident permanent de Frobisher Bay. Nanaksuk assistat les militaires aiméricains dans la localisation d’un emplacement propice à la construction d’une base de l’armée, et fût le premier à s’y installer de façon définitive. 

La forme unique d’igloo de la cathédrale de Saint-Jude est un point de repère important  à Iqaluit. Ce bâtiment témoigne de la fusion des différentes cultures de la ville, en plus d’être un rappel du caractère unique de la vie Inuit. Depuis 2006 on s’avère à la reconstruire suite à un incendie criminel qui la rasa pratiquement complètement. Son ouverture est planifiée pour cet été! 

L’édifice du Centre de justice du Nunavut n’a rien de particulier en soit… Par contre, le tribunal du Nunavut est unique au Canada par une simple distinction : on y trouve qu’un seul niveau de tribunal, soit la « Cour de justice du Nunavut ». Une autre particularité de la Cour de justice du Nunavut est qu’elle se déplace. C’est ce que l’on nomme, le « circuit de la Cour ». Étant donné que la Cour de justice est l’unique tribunal couvrant l’énorme territoire, les membres de la Cour sont appelés à se déplacer. Selon le nombre de charges criminelles déposées contre des individus, ils se rendent plusieurs fois par année dans les différentes communautés afin d’agir en tant que juge, avocat de la défense, avocat de la couronne, etc. Ils s’occupent des tâches judiciaires nécessaires lors de procès, comme le ferait une cour permanente dans une municipalité du sud. La Cour se tient alors dans divers locaux publics, comme des salles communautaires, des gymnases d’écoles ou des salles de conférence. Les aînés sont également invités à prendre place aux côtés du juge et à donner leur opinion avant la détermination de la sentence des personnes jugées.

Il est impossible de faire un tour de ville sans vous parler de son superhéros. Polarboy, qui à ses 18 ans s’est autoproclamé Polarman est le superhéros de la ville d'Iqaluit! Assurant une protection dans la capitale en déneigeant les escaliers des aînés, les trottoirs en hiver et en nettoyant les parcs pour enfants l’été; la nuit, il parcourt les rues de la ville afin d’éviter que des voyous ne fassent du grabuge. Polarman est reconnaissable par son costume composé de vêtements longs blancs sous des shorts et t-shirt noirs. Il porte des bottes et des gants noirs, ainsi qu’une tuque blanche ou noire. Bien entendu, il porte un masque noir qui lui permet de garder son identité secrète! Lors d’évènements publics il s'assure d'être présent afin d’amener un sentiment de fierté à la communauté, mais surtout afin d’assurer la sécurité et au besoin de défendre sa ville et ses habitants.

A plusieurs reprises, depuis mon arrivée, j'ai croisée Polarman, il y a quelques jours j'ai même échangé quelques mots avec lui. Tel un superhéros se doit, notre bref conversation fut fort sympathique.


Une fois de plus, un grand merci à Fannie Brouillette pour me permettre d'utiliser les données de ses recherches.

dimanche 13 mai 2012

L'histoire abrégée d'une ville et de son économie...


Avant de devenir la capitale du Nunavut, en 2001, Iqaluit fût, à prime abord, une base militaire américaine. À l’époque on avait nommé l’endroit Frobisher Bay, d’après l’étendue d’eau aux abords de laquelle il était situé. La baie obtenue son nom en l’honneur de l’explorateur Sir Martin Frobisher qui le découvrit en 1576. Ce dernier, au cours de périples menés à partir de l’Angleterre, croyait avoir découvert un passage de l’Atlantique à l’océan Pacifique correspondant au légendaire Passage du Nord-Ouest vers l’Orient.

Ce n’est qu’en 1861 que Charles Francis Hall, un civil américain qui mena une expédition privée, corrigea la cartographie de la baie et de l’île de Baffin. Le territoire fût finalement cédé en 1880 par les Britanniques au gouvernement du Canada lors de son processus d’obtention d’indépendance. Par la suite, jusque dans les années 1930, c’est principalement pour des motifs scientifiques que des gens visitèrent l’arctique canadien. Par contre, en 1914, la Compagnie de la Baie d’Hudson ouvrit un poste de traite de fourrure  à Ward Inlet, à environ 65 km de Frobisher Bay. Ce territoire permit à la Compagnie de procéder à la chasse et à la traite de fourrure avec les Amérindiens et les Inuits du Nouveau-Monde, une activités commerciales très rentable, qui se poursuivit sur plusieurs siècles. 

Les postes de traites de la Compagnie de la Baie d'Hudson évoluèrent et devinent également des magasins de vente au détail, ou il était possible de se procurer divers produits, comme des biens alimentaires. Sur l’île de Baffin, la Compagnie déménagea ses opérations en 1949 à Apex Hill, afin de pouvoir profiter des installations et des modes de communications plus modernes de la base de l’armée de l’air américaine. De nombreux inuit furent également attirés vers la base militaire par la possibilité de faire de la traite ou de travailler, et ils y demeurèrent. Du coup, ceci marqua le début de la sédentarisation de ce peuple. 

En 1941, la Frobisher Bay Air Force Base fût créée par l’armée des États-Unis afin d’instaurer une série d’arrêts pour un terrain aérien liant l’Amérique au Royaume-Uni, nommée la « Crimson Route ».  Ces camps et aéroports de l’armée avaient comme objectif d’assurer une livraison sécuritaire de matériel militaire stratégique pour assister la Grande-Bretagne et les Alliés lors de la Seconde guerre mondiale. Cependant, la construction de la base fut achevée en 1943, et l’évolution rapide des technologies aéronautiques rendirent l’utilisation de ces camps superflue. La base fût vendue au gouvernement canadien l’année suivante. À partir de 1953,   différents départements du gouvernement canadien, dont la Gendarmerie Royale Du Canada,  s’installèrent à Frobisher Bay, assurant ainsi le développement et le bien-être des habitants autochtones. Puis, la construction de la ligne DEW entre 1955 et 1957 augmente de beaucoup la population de la communauté, qui atteint à ce moment 1200 habitants, dont 489 Inuit. La « Ligne avancée d’alerte précoce », était en fait un réseau de 58 stations (dont Frobisher Bay) munies de radar et localisées de façon linéaire à travers l’arctique, de l’Alaska jusqu’en Islande, en passant par le Canada et le Groenland. Cette ligne, construite par une collaboration canado-américaine, fût destinée à détecter toute intrusion par les Soviétiques sur le continent nord-américain pendant la Guerre Froide. Les stations furent finalement abandonnées, et les forces américaines se retirèrent complètement du territoire en 1963, alors que la colonie jouissait toujours d’une expansion saisissante.


Dans les années 1940 et 1950, trois quartiers furent formés pour constituer l’agglomération d’Iqaluit : Main Base, qui correspondait à la périphérie exploitée par les non-inuit (l'armée), Ikaluit, où demeuraient la population esquimaude et Apex Hill, maintenant Apex, un quartier dont la population était mixte.

Depuis, la communauté s’est grandement urbanisée, bien que quelques traces de sa naissance et de son évolution soient encore bien visibles dans la ville et les environs.


Apex aujourd'hui, gentiment appelé la banlieue d'Iqaluit....

Suite à l’arrivée des soldats américains en 1942, le premier camp inuk permanent fût établi sur la rive de la Baie de Frobisher, où se trouve l’actuel cimetière d’Iqaluit (donc directement à coté de la maison ou je vie présentement - retournez à mon premier poste 2ième photo, vous allez voir les petites croix blanches et la baie!). Cette section était autrefois interdite d’accès aux militaires, alors qu’une grande fraternisation avec eux était prohibée. Dans les années 1950, avant la construction des résidences sédentaires, les Inuit campaient généralement dans des tentes l’été et dans des igloos en hiver, alors que certaines familles c'était installer de façon plus permanente avec des maisons construites des matériaux trouvés ici et là (bois, os de baleine, etc.).  L’ancien quartier Ikaluit devint rapidement un coin résidentiel, bien que le cimetière ne fût jamais déplacé. Du moins jusqu’à ce jour.

Puis venu un temps ou le gouvernement devait se facilité la tâche administrativement et avoir un meilleur contrôle sur sa population, il se dotait donc de différant moyens pour sédentariser celle-ci. Détruisant les résidences et habitations des inuits et les forcèrent à se conformer à ce type d'hébergement. Ceci marqua le début d'une crisse identitaire d'un peuple, perte de confiance, perte de repère culturelle et sociale.... Séquelles qui se fait malheureusement encore sentir aujourd'hui!


**Un très grand merci à Fannie Brouillette de m'avoir autorisé à l'utiliser ses données et ses textes!